dimanche 26 septembre 2010

Et pour conclure sur le Sri Lanka...

Cliquer ici pour revenir au début du voyage.

Il manquait un post de conclusion à notre voyage. Nous avons délibérément choisi de ne pas le faire à chaud. Voici exactement 1 mois que nous sommes rentrés.
Bien sûr, le risque de le faire avec trop de recul, c'est d'embellir ses souvenirs. Après un mois; je pense que le risque n'est pas encore énorme.
Alors, avons-nous aimé le Sri Lanka? Oui, évidemment. Nous avons adoré !
Ce voyage a été particulièrement bien équilibré (de notre point de vue): une semaine et demi de culture, une semaine de nature, et une semaine de plage (voir carte).
Si l'aspect culturel est ici moins riche qu'en Thaïlande ou en Chine, la nature omniprésente et la gentillesse des gens nous l'ont fait oublier.
Nous avons vu une multitude d'animaux, mangé énormément de fruits délicieux, et rencontré plein de gens très sympatiques (locaux et voyageurs).
Les Sri Lankais sont très accueillants et très souriants. Il faut toutefois nuancer. Dans la partie du triangle culturel, les gens et les enfants bavardent avec vous facilement (surtout quand aucun guide ne vous accompagne) sans arrière pensée. A partir de Kandy, puis vers les montagnes, l'échange est nettement moins désintéressée même si les gens sont encore très gentils. Le pire étant Bentota où le touriste est clairement une proie. Alors qu'à Mirissa, pourtant assez touristique aussi, l'ambiance était très agréable.
La faune et la flore sont luxuriantes, et la nourriture est excellente, même si finalement pas si variée que ça. Mais globalement, nous nous sommes régalés les papilles et les yeux.
Se déplacer en bus est d'une facilité déconcertante, et ne prend pas plus de temps que si on avait une voiture. En plus, c'est presque toujours l'occasion de bavarder, d'autant plus que l'anglais est très largement pratiqué.
Si vous souhaitez tenter le voyage en autonomie avec sac-à-dos, le Sri Lanka est la destination idéale.Au besoin, nous serons ravis de vous conseiller.

En guise de conclusion, s'il fallait choisir...
Une seule partie du voyage: le triangle culturel.
Une seule visite : Sigirya.
Un seul curry: la paillotte à l'entrée du chemin de Nalanda Gedige.
Un seul fruit: Mangoustan au marché de Kandy.
Un seul panorama: Ella.
Un seul hôtel: Summer Breeze à Mirissa (joli, pas cher, emplacement top).
Une seule rencontre: les écoliers à Anuradhapura.

Un seul mot: Ayubowan !!

jeudi 26 août 2010

26 août, nuit troublée

Nous écrivons ce dernier message du Sri Lanka depuis le bord de la piscine. Nous attendons l'heure du départ, taxi à 16h puis avion à 19h.
Nous ne tenons pas une forme olympique, cette nuit ayant été un peu agitée.
Vers une heure du matin, je suis réveillé par une violente douleur au poignet gauche. Dans le noir, je pense d'abord à une foulure en dormant, mais la douleur prend tout le poignet et le bouger ne change rien. Mince, je me suis fait piquer par un truc. J'allume la lumière et découvre sur mon poignet deux points sombres espacés de 5mm. Je pense tout de suite à un petit serpent ou une grosse araignée, d'autant plus que ça fait un mal de chien. L'angoisse!
La chasse commence, nous retournons les draps pour identifier le coupable avant de céder à l'affolement. Tout d'un coup, le voilà qui cherche à s'enfuir: un scolopendre de 7cm. Trois coups de tatane auront raison de lui.
Nous sortons tout de même voir le veilleur de nuit avec l'objet du délit, pour lui demander si la piqure de cette saloperie est dangereuse. Il nous dit que non. Et il nous sort un onguent Ayurvédique avec lequel il me malaxe énergiquement le poignet tout en récitant une espèce de prière. Je suis entre le fou rire et la panique. Mais au bout de quelques minutes, la douleur commence à s'apaiser.
A peu près rassurés, nous retournons nous coucher après avoir vérifié chaque recoin de la chambre. Nous mettons un moment avant de nous rendormir d'un sommeil très léger.
Ce matin ça me lance encore un peu, mais ça va bien mieux.

Il est temps d'aller nous restaurer à notre cantine, le Nobel. Pas donné, mais le jeune cuistot cuisine les gambas, seiches et même poulet comme personne. Adresse à recommender, mais attendez-vous à un service un peu long et à ce que Sonia, la propriétaire belge flamande francophone, vous raconte ses aventures.
A bientôt, pour la conclusion.

mercredi 25 août 2010

25 août, A fond !

Nous avons dormi comme des bébés dans le lit le plus confortable de notre séjour. Après avoir trainé au petit-déjeuner au bord de la piscine, nous sortons explorer un peu Négombo. La plage n'est vraiment pas terrible et plutôt sale. Les prix dans les restaurants sont bien plus élevés qu'ailleurs (souvent le double). Ce n'est pas tellement étonnant car vu sa proximité avec l'aéroport la ville est souvent la première et la dernière étape des touristes. Ce n'est pas la même ambiance qu'à Bentota pour autant, mais ce n'est pas non plus l'extase. Nous déjeunons de seiche grillées, dans le restaurant du sympathique Sankar que nous aidons à traduire une partie de la carte en français.

Nous rentrons, après plusieurs heures de marche, dans la chaleur et nous jetons illico dans la piscine.

Notre activité demain ne devrait pas être bien différente, jusqu'à l'heure de prendre l'avion en fin d'après-midi.

24 août, Black day, le retour.

Nous nous rendons ce matin, non sans une certaine appréhension, au point de rendez-vous pour notre tour en bateau dans la lagune. Il s'agit d'un bateau sans moteur dans le style des bateaux de pêcheurs. Nos deux rameurs pourraient être nos grand-pères, ça ne va pas être facile. La promenade se déroule tranquillement dans la lagune, et nous pénétrons dans la fameuse mangrove. C'est un spectacle qui sort de l'ordinaire, nous qui sommes habitués à voir ce type de végétation seulement à la télé. Par contre, peut-être est-ce dû au temps maussade, nous ne croisons pratiquement pas d'animaux. Un seul varan se sauve à notre approche, et nous devinons quelques oiseaux dans le dédale de racines, mais pas un seul crocodile. La balade ne dure qu'une malheureuse heure, et nous rentrons assez déçus. Le bon côté de cette pas géniale et brève expérience, c'est que nous pouvons quitter Bentota tout de suite pour aller à notre dernière étape, Négombo.

Bentota ne nous a vraiment pas plû par son ambiance de prédation pertétuelle du touriste à délester de ses roupies. C'est ce qui nous a poussé à anticiper notre départ d'une journée. Seul point sympa: les tortues.

Vu que la gare n'est qu'à 100 mètres de l'hôtel, nous décidons de prendre le train pour une fois. L'heure d'arrivée du train approche à grands pas, mais toujours pas l'ombre d'un guichetier. Une famille de sri lankais est aussi inquiète que nous. L'heure de passage prévu, arrive, mais pas plus de train que de guichetier. La famille part à la pêche aux informations mais n'obtient rien de très clair. Le train de 11h est peut-être en retard ou peut-être comme c'est jour de Poya (Jour de pleine lune férié), n'y en a-t-il pas. Évidemment, ce n'est indiqué nulle part. Au bout de 30 minutes de vaine attente, nous prenons la direction de la route principale, et au bout d'à peine 5 minutes, nous sommes dans un bus direction Colombo (130 Rs). Vive le bus !!

A Colombo, nous changeons de bus pour Négombo. Le bus se traine et à l'arrivée nous nous faisons entuber de 400Rs pour ce simple trajet. Décidément, c'est pas notre jour.

Nous arrivons à l'hôtel que nous avons réservé la veille pour nos deux dernières nuits au Sri Lanka. Nous avons opté pour un établissement de catégorie supérieure à nos habitudes: Villa Araliya (50€ petit-déj inclus). Quelle bonne idée!

La piscine est extra, et la chambre vraiment belle.

Nous nous posons les sacs et plongeons directement dans la piscine.

Ça fait du bien de terminer la journée sur une note positive.

23 août, Donatello, Rafaelo, Michelangelo, Leonardo...

Après 6 jours passés à Mirissa, il nous faut poursuivre notre route. Mais que c'est dur de partir. Ça été une pause des plus agréables, dans un cadre sublime. Nous qui avions peur de nous ennuyer si longtemps au même endroit, hésitons à rester une journée de plus. Mais, non. Nous refaisons nos bagages, et on y va! Direction Bentota sur la côte ouest.

Nous utilisons la technique habituelle: « Coucou le bus » sur le bord de la route. Nous attrapons un mini-bus express sur-climatisé (une bonne pneumonie en perspective) en direction de Colombo, qui nous dépose en deux heures à Bentota (200 Rs). Immédiatement, nous sommes repérés par un rabatteur. Ça tombe bien, nous n'avons rien de prévu. Nous nous installons au Luculus Garden (2000 Rs avec petit-déjeuners), près de la gare, à 3 minutes de la plage.

Bentota, c'est une station balnéaire plus orienté vers les groupes en voyage organisé. A priori, rien pour nous attirer. A peine nos sacs posés, nous filons repérer la plage. C'est une très longue plage de sable fin doré avec, contrairement à Mirissa, beaucoup de largeur de sable sec pour poser sa serviette. Mais bizarrement, pas une seule serviette à l'horizon. En effet, sur notre gauche, des sri lankais (qui se baignent habillés), et sur notre droite, une poignée de touristes bien blanc et blonds qui se baladent en évitant de trop s'approcher de la gauche.

En effet, pour accueillir les groupes, tout un côté de la plage est bordé de complexes hôteliers haut de gamme, avec grilles et vigiles, on n'est jamais trop prudent. Et comme en plus, ils ont tous des piscines, pas la peine de s'aventurer sur le sable. Par contre, quand nous nous promenons sur la plage, nous avons l'impression d'avoir une cible sur le dos: tous les 10 mètres on essaye de nous vendre quelque chose (excursion, fruits, bijoux...). C'est un peu pénible. On commence en plus toujours par nous demander si nous sommes allemands, ou norvégiens (ça en dit long sur la clientèle). Franchement, avec ma peau mate et mes cheveux bien bruns, et Sabrina avec ses jambes épilées, on a vraiment l'air de germains??? De démarcheur en démarcheur, nous finissons par dégotter pour demain matin l'excursion (exploration en bateau de la mangrove du fleuve Bentota Ganga) qui nous intéresse à un prix défiant toute concurrence (3200 Rs prix de départ, finalement 1500Rs). Nous verrons bien demain ce que nous aurons pour ce prix.

En fin d'après-midi, nous nous rendons à l'autre point d'intérêt qui nous a amené ici: un centre d'élevage de tortues. Il s'agit de centres qui récupèrent les œufs de tortues fraichement pondus sur les plages, afin de les protéger jusqu'à éclosion. Il y 5 espèces de tortues marines qui pondent au Sri Lanka, dont la célèbre tortue luth. C'est une visite très sympa et instructive, au cours de la quelle nous voyons les petites tortues de quelques jours en attente d'être relâchées, et quelques tortues handicapées qui vivent dans les bassins du centre. Parmi ces dernières, on notera les deux très belles tortues albinos.

Nous finissons la journée en assistant au couché de soleil sur la plage.

22 aout, Ha, le soleil !

Le soleil est de retour. Fêtons ça avec un poisson grillé!

Sinon, R.A.S.

samedi 21 août 2010

21 août, Mirissa d'est en ouest

Encore à Mirissa. Il fait encore gris, ce n'est pas plus mal, ça évite les brûlures. En promenade le long de la mer, nous sommes surpris par une averse et nous réfugions dans un petit temple bouddhiste en restauration. Dans l'après-midi nous poussons jusqu'à l'extrémité ouest de la baie de Mirissa. De ce côté, la plage forme un magnifique arc de sable bordé de cocotiers, où les vagues viennent mourir. Mais quelle différence avec notre côté. Il y a plein d'hôtels (dont certain de standing élevé) et de bar-restaurants de plage (avec de la musique parfois). Beaucoup plus de touristes aussi, même si c'est quand même la basse saison. Nous qui sommes habitués à notre plage déserte sommes assez surpris. En plus, les seuls sri lankais que nous croisons sont les employés des hôtels. Sur notre côté de la baie, il y a encore quelques habitations de pêcheurs. Pêcheurs que nous voyons à l'oeuvre tout au long de la journée. On croise de temps en temps des familles sri lankaise qui viennent aussi profiter de la plage. Nous comprenons mieux maintenant pourquoi on nous avait dit qu'à Mirissa il y avait beaucoup de monde.

Certes, notre hôtel n'a pas de bar avec DJ, ni de super cocktails, mais quelle tranquillité.

20 août, Entre deux baignades...

Toujours à Mirissa, nous partons aujourd'hui faire un tour à Galle (prononcer Gole) à une vingtaine de kilomètres. Le ciel est couvert comme hier. Mais cela ne nous a pas empêchés de prendre de sévères coups de soleil. Une pause dans la bronzette ne nous fera pas de mal.
Nous y allons en bus bien sûr, et comme d'habitude nous n'attendons pas plus de 3 minutes avant d'en voir passer un. Dans le bus, nous bavardons avec un vendeur de poissons qui va à Galle pour faire renouveler son permis de conduire. C'est lui qui nous explique la prononciation correcte de Galle (comme dans monGOL).
Galle est une ville côtière fortifiée, fondée par les portugais, avant d'être prise par les hollandais puis les anglais. Subsistent de ce passé, le quartier du fort entouré de remparts, et des églises hollandaises réformées. Le tour des remparts est une agréable promenade qui se fait en moins d'une heure. On y croise des varans en balade, et de jeunes sri lankais qui s'amusent à plonger dans la mer à partir des remparts (flippant). La ville compte également, en plus de ses églises au style bien hollandais, quelques mosquées. Cela lui donne un petit air européen, parsemé d'orient.
Nous parcourons un peu les rues du fort, mais la forte chaleur et l'absence du moindre souffle d'air, les remparts bloquant la brise marine, ont raison de notre courage.
Après un repas sur le pouce, nous retournons vers Mirissa. Nous arrivons fort déshydratés, mais rien qu'une bière fraiche face à l'océan et quelques noix de cajous ne puissent soigner.
Une petite baignade dans les vagues permet de faire glisser tout ça. Et bien entendu, comme chaque année je m'égratigne la cuisse sur les rochers. Quel boulet!

jeudi 19 août 2010

19 août, le retour de la Plage

Aujourd'hui nous restons sur le même rythme: plage, plage, coups de soleil, plage...


18 août, la plage contre-attaque !

La nuit a été un peu difficile. Bah, oui. Quand on dort à quelques mètres des vagues, forcément ça fait un peu de bruit. A tel point que ce matin nous hésitons à changer d'hôtel. Mais après avoir visité deux chambres ailleurs, nous sommes décidés à rester. Notre chambre est vraiment plus sympa, nous nous habituerons au bruit des vagues, tant pis. A part ça, il n'y a pas grand chose à raconter, nous passons la majeure partie de la journée sur la plage. Nous ne la quittons brièvement que pour déjeuner tardif (15h!) d'un plat de nouilles aux crevettes et de fruits frais. Au Sri Lanka c'est l'océan, il y a donc de belles vagues qui rendent à certains endroits la baignade un peu dangereuse. Le pays comporte d'ailleurs quelques spots de surf renommés. A Mirissa, sur quelques plages, des rochers à environ 150 mètres du rivage brisent les vagues et permettent une baignade en sécurité. Nous nous installons dans une petite anse bien abritée des vagues. Sur 300m de plage, nous ne sommes pas plus de 5 ou 6 personnes, c'est calme. Armé de masque et tuba, je pars à l'exploration des rochers que l'on devine sous l'eau à quelque dizaines de mètres de la plage. L'eau est un peu fraiche, pas plus de 26°C, je pense (Et oui, sous les tropiques on attend au moins 28). Je découvre de nombreux poissons tropicaux multicolores qui se sauvent à mon approche. Évidemment, l'eau n'a pas la transparence que nous avions connu en Thaïlande, et en l'absence de coraux ce n'est pas la même multitude de poissons, mais c'est plutôt sympa quand même. La journée s'écoule rapidement en farniente sur le sable. Ce soir nous n'avons pas trop faim, nous passons donc acheter un gros pot de curd (yaourt au lait de bufflesse), deux belles papayes et du kitul (sirop mielleux issu d'un palmier). Nous dégusterons tout ça sur notre balcon face aux vagues.

17 août, Plage, un nouvel espoir

Ce matin, nous nous levons tranquillement, encore la tête pleine d'éléphants. Notre seul objectif de la journée, c'est de rallier Mirissa sur la côte sud-ouest. Nous nous rendons à la gare routière de Tissa et demandons quand part le prochain bus pour Colombo via Mirissa. Nous sommes encore en train de poser la question aux employés qu'un petit vieux nous ayant entendu nous crie de nous dépêcher car le bus est sur le point de partir. Nous avons encore de la chance, car nous sommes assis. Le voyage dure 2h15 grâce au pilote de F1 qui nous sert de conducteur. Nous arrivons à Mirissa à midi, encore un voyage plus rapide que prévu. Nous nous dirigeons vers le Palm Villa, mais il n'a plus de chambres avec vue sur l'océan. Il nous oriente vers son voisin le Summer Breeze, qui nous propose une chambre à l'étage avec sa terrasse et les vagues à 5 mètres pour 1500 Rs. C'est propre, simple mais plutôt joli, et la vue est imprenable, seuls les deux cocotiers devant nous cachent un peu l'océan, c'est vendu. Mirissa forme deux anses, dont la plus au sud est plus calme avec moins de vagues. C'est terriblement beau.

Avant de tenter la baignade, nous allons sur la route principale pour faire quelques achats. Nous en profitons pour déjeuner d'un rice&curry (150 Rs) vraiment pas terrible, dans une gargote un peu défraichie. Si demain nous sommes malades, nous saurons pourquoi. Sur le retour, nous achetons un énorme ananas au parfum entêtant, quelques bananes et une pastèque à déguster sur notre terrasse.

En chemins nous nous sifflons une coco jaune et en dégustons la chair tendre. Le temps se couvre en fin d'après-midi et devient menaçant. La mer est agitée, nous nous baignerons demain.

Et c'est du balcon, assis face à l'océan, que j'écris ce message.

16 août, Rasta(Sa)fari man!

Ce matin, c'est le départ d'Ella. Comme il n'y a pas de gare routière, il va falloir attendre dans la rue qu'un bus passe. Le problème c'est que nous allons à Tissamaharama, et que nous ne savons pas trop ni quand ni comment. Suivant à qui on pose la question, c'est minimum deux changements via Wellawaya, ou alors juste un changement à Wirawila, ou encore un bus direct Tissa (ça c'est la version la moins crédible). Pour chacun de ces bus, on nous donne des horaires différents. Pour certain c'est à 9h-9h30, d'autres à 10h ou encore à 12h30. Tous les voyageurs croisés sont dans la même incertitude que nous. Quoi qu'il en soit, nous descendons à l'arrêt de bus vers 9h, et ensuite nous verrons bien. Sur le chemin, un chauffeur de mini-van nous interpelle et nous indique qu'il va dans cette direction, et voudrait bien sûr éviter de descendre à vide. Après négociations, il nous fait un prix de 1500 Rs pour deux pour 90km. Et bien pour une fois, nous n'allons pas nous prendre la tête en bus et nous acceptons. Nous proposons à un couple de français rencontrés la veille d'en profiter.

Du coup sur le chemin nous faisons une halte photo aux chutes de Rawana Ella, où nous sommes bien sûr poursuivis pas les vendeurs de cailloux divers, et arrivons à Tissa pour 11h30, où la chaleur est nettement plus élevée qu'à Ella. Nous qui pensions en avoir pour la journée de route!!

Nous allons au Pala Hotel qui nous propose une chambre double très propre, avec ventilateur et pas chère (1750 Rs). Notre chauffeur connait bien entendu quelqu'un qui peut nous organiser notre safari dans le parc national de Yala. Il lui passe un coup de fil et 5 minutes après, le voilà.

Après négociation, il nous propose la formule demi-journée grand tour et départ à 14h30 pour 5000Rs la jeep. Nous sommes 4, et ayant précédemment discuté avec d'autres voyageurs, c'est une bonne affaire. L'entrée du parc nous coûte 9080 Rs de plus pour 4. Cela nous fait donc par couple un peu plus de 7000 Rs, c'est valable. Nous ne pensions pouvoir faire le safari que demain, ça se goupille vraiment bien.

A 14h30 pétantes, la jeep est là avec un chauffeur habillé aux couleurs de la Jamaïque, et 45 minutes plus tard nous franchissons les portes du parc.

La réserve de Yala est une vaste étendue de 127000ha de forêt sèche et d'herbages rappelant la savane africaine, avec une partie bordée par l'océan indien. La balade est magnifique, le paysage change totalement de ce que nous avons vu jusque là. On nous avait dit qu'on ne voyait pas beaucoup d'animaux, nous devons sûrement avoir de la chance, nous en croisons des tas. Bon, c'est vrai que malgré les recherches assidues de notre chauffeur, et les kilos de poussière rouge avalés, le fameux léopard de Yala restera caché. Mais nous ne sommes pas déçus. Nous croisons pas moins de 6 éléphants, des troupeaux de phacochères, des buffles, des crocodiles de deux espèces, des daims et cerfs, des mangoustes, des dizaines de paons, des pélicans, des aigles, une multitudes d'autres espèces d'oiseaux, et encore plus incroyable, un lapin! Nous retombons en enfance en cherchant les différents animaux dans le dédale de ces petits arbres tout secs. En un mot: Génial !

Nous rentrons à l'hôtel à la nuit tombée, rouges de poussière, en nous faisant arrêter par la police en chemin, car notre jeep n'a pas de feux arrière. Ça n'a pas l'air de beaucoup tracasser notre chauffeur rasta. Il nous dépose à l'hôtel et repart chercher son permis et sa contravention. Sacrée journée.

Avec le temps gagné en trajet entre Ella et Tissa, nous gagnons encore une journée sur le planning initial. Avec notre fuite prématurée de Nuwara Eliya ça en fait deux.

Qu'allons nous faire de tout ce temps? Farniente sur un plage, bien sûr!

15 août, Vive les GR !

Aujourd'hui, nos objectifs ne sont pas trop ambitieux: juste une marche jusqu'au sommet du Ella's Rock. Le temps est un peu gris, mais à cette latitude il y a toujours une luminosité importante.

Nous partons tranquillement vers 9h armés d'un plan tracé à la main fourni par l'hôtel. Nous nous arrêtons à la seule boulangerie du village et achetons quelques provisions. Et on y va!

La marche aller/retour se fait en environ 4 heures. La moitié de cette balade suit la voie de chemin de fer. En fait, nous marchons pendant presque 3km sur la voie. Nous ne sommes bien entendu pas les seul, nous croisons nombre de villageois qui empruntent aussi ce chemin comme raccourci. De part et d'autre de la voie, il n'y a pas beaucoup de place pour s'écarter au passage des trains. Heureusement, nous ne verrons qu'un seul train passer, il ne roule pas très vite et on l'entend arriver de très loin. Lorsque le train nous dépasse, nombre de voyageurs se penchent par les fenêtres et les portes ouvertes pour nous faire signe. Au bout d'un moment, nous quittons la voie pour nous engager sur un chemin en terre, puis passons un petit pont en bois et métal au-dessus d'une petite cascade. Des femmes lavent leur linge dans la rivière pendant que les enfant jouent dans l'eau. Jusque là tout va bien. C'est juste après que ça déconne. En effet nous loupons le petit chemin à gauche 3 mètres après le pont, et suivons un chemin le long des champs. Les paysans, habitués à voir des touristes égarés, nous abreuvent d'indications souvent contradictoires. L'idée, c'est de nous montrer ensuite le bon chemin et de nous guider moyennant finance bien entendu. Mais nous sommes têtus et suivons notre sens de l'orientation. Nous nous engageons dans la forêt d'eucalyptus et grimpons tout droit vers ce qui semble être la bonne direction. Après quelques minutes de doutes, nous finissons par tomber sur le bon sentier. Enfin, après une rude montée nous arrivons au sommet de ce rocher (plutôt un petit pic). La vue qui se révèle à nous est splendide. Le temps étant encore un peu couvert, il n'y a pas de brume de chaleur pour troubler l'horizon. Le regard porte à une distance phénoménale. Nous nous demandons même si ce n'est pas l'océan qu'on devine au loin (pourtant à 90km de là). Nous nous installons sur le promontoire rocheux et restons là pendant deux heures, pendant lesquelles nous déjeunons, discutons avec les promeneurs qui passent et surtout, profitons de la vue. A la descente nous nous égarons encore un peu dans une plantation de thé, mais retrouvons finalement le chemin que nous aurions dû prendre à l'aller.

Le ciel s'est enfin dégagé et tout de suite la chaleur monte. Heureusement, qu'il faisait gris pour la montée. Nous revenons par les voies concentrés sur nos pas, car les traverses sont posées de manière assez irrégulières.

Oh P....n!!!!! A trois pas devant nous, un serpent de deux bons mètres de long est en train de bronzer entre les rails. Il lève la tête et l'air aussi surpris que nous, file aussitôt. N'empêche qu'il m'a fichu une bonne frousse.

Pour nous remettre de ces émotions nous nous régalons de jus de fruits frais. Nous partons ensuite à la recherche d'infos sur le passage des bus. Demain nous quittons Ella, pour Tissamaharama, et ça risque d'être compliqué.

Bilan de notre séjour à Ella: Les gens sont un poil moins gentil qu'ailleurs et c'est plus intéressé. C'est très touristique mais c'est surtout très beau. Nous avons beaucoup apprécié cette étape et ne regrettons pas d'être venus.

14 août, Tea time

La journée d'hier, nous ayant bien fatigué, nous ne ferons rien. Meuuuuh non! Évidemment qu'on va aller se balader. Nous prenons le petit-déjeuner dans le restaurant terrasse de l'hôtel avec vue sur l'Ella Gap. Comme convenu hier, nous changeons de chambre. Nous passons de la chambre familiale avec 4 lits, à une chambre double, mais en rez-de-jardin, vraiment sympa.

Nous partons ensuite à l'ascension du little Adam's Peak, une grosse colline proche d'Ella. La promenade est facile et traverse une plantation de thé. Il fait beau et chaud, ça change de notre précédente, nous suons à grosses gouttes. Arrivés là-haut après 45 minutes de marche tranquille, un magnifique panorama s'offre à nos yeux.

Nous déjeunons ensuite de kotthus dans une gargote encensée par le lonely planet. Mouais, pas mauvais, mais rien d'exceptionnel.

Nous n'attendons pas que la digestion nous endorme et sautons dans un tuk-tuk (500 Rs A/R, attente comprise) pour aller visiter la fabrique de thé d'Uva Halpewatha à quelques km d'ici. La visite se révèle instructive, bien qu'un peu rapide. Dans la fabrique règne un parfum de thé entêtant. Détail amusant, même dans cet environnement « industriel », les ouvrières en uniforme sont toujours pieds nus.

A notre retour à l'hôtel, une violente averse orageuse nous dissuade de ressortir. Nous finissons donc l'après-midi en terrasse de notre chambre à bouquiner.

Et oui, c'est aussi ça les vacances.

13 août, La fin du monde

Hier, en fin d'après-midi, la pluie fait son apparition, et du coup la température baisse encore. Nous dînons à l'hôtel et nous y faisons la connaissance d'une voyageuse solitaire, Lucile. Nous sympathisons et convenons de partager le véhicule du lendemain qui doit nous emmener à Horton Plains.

Ce matin, nous nous levons à 5h, car le départ pour Horton Plains est prévu à 6h. A trois, ce sera un peu moins cher, puisque le prix du véhicule quel que soit le nombre de passager s'élève à 3500 Rs.

Le temps est couvert, avec pas mal de brouillard. Pendant le trajet (1h30) nous craignons que la balade soit gâchée par la météo. En arrivant à l'entrée du parc, il fait un froid de canards. Bonne surprise, pour entrer il faut s'acquitter d'un droit par personne assez élevé (environ 1700 Rs) auquel il faut ajouté un fixe, plus encore le droit d'entrée pour le véhicule. Comme nous sommes trois, c'est déjà ça de gagné. Conseil aux futurs visiteurs: essayez de remplir le véhicule au maximum. Nous pénétrons dans le parc dans le brouillard, mais au détour d'un bosquet d'arbres, oh merveille, le ciel est tout bleu. Nous démarrons donc la balade de 9km, sous un magnifique soleil, et avec une température bien agréable. La balade fait une boucle qui passe par le petit world's end, le grand world's end et les chutes de Baker. Les Horton Plains sont en fait un plateau d'altitude. Le world'end est l'extrémité Est de ce plateau, avec un à pic de 1000 mètres. La vue est magnifique. Sur le retour, aux environs de 10h, la brume refait son apparition et envahit petit à petit le plateau. Nous terminons notre balade et retournons à la voiture. Sur le chemin de la sortie nous croisons un des seules bêtes sauvages du parc: un cerf qui vient passer la tête par la fenêtre pour quémander de la nourriture. De retour à l'hôtel nous filons directement à la gare routière où nous quittons Lucile. Elle part vers Kandy, et nous allons à Ella. Pas de bol, le dernier bus direct est parti depuis 20 minutes. Seule possibilité, prendre trois bus successifs, d'ailleurs le premier part dans 5 minutes. Par miracle nous serons tout le temps assis dans chacun des bus. Les changements se goupillent parfaitement et nous arrivons à destination en 3h30. Nous faisons immédiatement le tour des hôtels pour trouver une chambre à prix raisonnable. C'est la haute saison, les prix indiqués par le Lonely Planet ont doublé. Aucun ne veut descendre sous les 3000 Rs. Après négociations, nous nous installons au Rawana Holiday Resort pour 2500 Rs, petit-déjeuner inclus.

Les derniers voyageurs rencontrés ne nous ont pas parlé en bien de Ella. Oui, ce n'est pas très « typiquement sri lankais ». Oui, il y a probablement plus de touristes que d'habitants. Mais le site, à environ 1000m d'altitude, est magnifique. Il est entouré de collines verdoyantes, et la vue vers le Ella rock et la plaine en contre-bas est terrible. On verra si après deux jours notre avis change.

En se couchant, Sabrina découvre un invité inattendu dans le lit. Un petit lézard d'à peine 3 centimètres se cache dans les replis de la couverture. Je lui fait gentiment comprendre qu'il n'est pas le bien venu, et le mets à la porte. On a pris une chambre double, pas triple, pas question de payer un supplément!

jeudi 12 août 2010

12 aout, Black day

Nous quittons Kandy ce matin, et prenons un bus intercity express climatisé (170 Rs, 2h30). Nous pensons qu'il est plein dès le départ, puisque nous sommes assis sur des strapontins. Que neni! Ils arrivent encore à faire rentrer du monde en chemin. La route serpente vers les montagnes, et la végétation change peu à peu, les jacquiers et les palmiers cèdent la place aux pins et aux eucalyptus.
Très rapidement nous longeons des plantations de thé c'est vraiment très beau. Nous croisons également de nombreuses cascades et chutes d'eau. Nous arrivons enfin à Nuwara Eliya surnommée « petite angleterre ». Ouaip... Certes, certaines maisons ont un style anglais, il y a un golf et un hypodrome. Mais c'est globalement très moche. Oui, j'ai bien écrit moche. Le centre ville est sale et poussiéreux, les façades sont délabrées. Mis à part le parc Victoria (bof), il n'y a rien à faire dans ce bled. Mais c'est une étape obligatoire pour aller demain matin à Horton Plains. Pourtant nous croisons beaucoup de touristes, venus certainement faire la même chose que nous.
Nous avions prévu deux nuits ici, mais vu la ville et l'hôtel pas terrible (Single Tree Hôtel 1800 Rs), point positif, il dispose d'internet. Nous allons enfin pouvoir mettre notre blog à jour. Demain après la rando, nous nous cassons. Bus ou train, nous ne savons pas encore, même à dos de vache, nous prenons.
La température est très douce, environ 23°C à l'ombre, et vu l'absence de ventilateur et de moustiquaire, la nuit devrait être fraiche (on a même une couverture, whaou). Détail amusant, nous croisons des touristes indiens arborant des bonnets: ça caille pour eux!
Vivement demain.

11 aout, Tranquillement à base de tranquilade...

La fête de la Perahera de Kandy approche, et ça s'entend. Ce matin à 5h, les chants bouddhistes du temple de la dent, pourtant très loin, nous réveillent. Et ça dure une demi-heure.
Nous nous levons bien plus tard avec assez peu d'entrain. Cette journée ne sera pas violente. Nous décidons d'aller nous promener au hasard des rues, tout simplement. Nous visitons les temples Natha, , Pattini et Kataragama Devale, dans lesquels l'influence hindouiste est prépondérante. C'est vraiment sympa d'autant plus que de nombreux pèlerins sont en prières. Dans le dernier, un moine nous aborde et nous entraine dans une salle de prières pour nous montrer une photo de lui et du Dalaï Lama. Il nous demande ensuite de tenir chacun l'extrémité d'un bout de laine et entame une prière sensée nous porter chance pour l'année à venir. Huuummm ça sent le piège. Il coupe ensuite la ficelle et nous en fait des bracelets à garder 3 semaines minimum. Et bingo! Il nous montre aussitôt un carnet où d'autres touristes ont laissés leurs coordonnées ainsi que la somme de leur don. Des sommes plutôt extravagantes d'ailleurs. OK, OK, après tout la visite de ces temples était gratuite, nous laissons un petit don: 500 Rs.
Nous partons ensuite dans les rues à l'écart des axes principaux, on ne croise plus un seul touriste, et pourtant il y en a beaucoup en ville. La chaleur est écrasante, et en plus il y a de plus en plus de monde à Kandy pour les festivités approchant. Nous sifflons des jus de fruits frait au « Liquid for life » pour tenir le coup, un délice. Nous nous baladons ensuite dans le bazar, et arrivons au marché couvert. Au rez-de-chaussée, les étals débordent de fruits tropicaux, nous achetons d'ailleurs de délicieux mangoustans (10 Rs l'unité, au lieu de 25 plus loin, et 27 en supermarché). Au bout, on découvre la partie boucherie, et ça ne sent pas la rose. A l'étage, c'est les fringues, mais nous n'en sommes pas encore à acheter des souvenirs. Par gourmandise nous repassons au « liquid for life » pour goûter à sa salade de fruit frais avec une boule de glace à la vanille. Un régal, à 80 Rs cela aurait été dommage de se priver. Mais aujourd'hui, pas trop de courage, la chaleur, la foule et le bruit de la circulation nous poussent à rentrer à l'hôtel. Nous buvons une bière fraiche en terrasse, et dégustons tranquillement nos mangoustans pour finir l'après-midi.
La dernière journée à Kandy se termine, et nous ne sommes pas déçus de la ville: vivante, un peu bruyante, mais vraiment agréable.

10 aout, Un peu de verdure

Après une bonne nuit de repos, nous sommes d'attaque pour la visite du jardin botanique de Peradeniya. Nous passons dans le centre ville pour acheter quelques victuailles ( mangustans, rotty au légumes, au poisson, fish rolls, etc..). Nous nous dirigeons ensuite vers la tour de l'horloge pour prendre un bus. C'est un carrefour à cinq branches, et pour traverser il faut emprunter un souterrain occupé par des boutiques. Nous ne sommes pas doués, pas moyen de ressortir où nous voulons. Les vendeurs nous voient passer trois fois: « ils sont cons ces touristes ». Nous finissons par traverser la rue au culot.
C'est d'ici que partent la majorité des bus. Nous demandons à un premier conducteur, qui nous indique que nous sommes du mauvais côté de la place. « Vraiment trop cons ces touristes. » Une fois le bon bus trouvé, nous arrivons à destination en 15 minutes (12 Rs) malgré la circulation intense.
Le jardin botanique est vraiment un endroit très agréable pour flâner. Pour flirter ça a l'air pas mal aussi, vu le nombre de jeunes couples habituellement si pudiques, qui flirtent sous les arbres. Nous flânons entre les nombreuses essences d'arbres tropicaux. En quelque pas on a vite fait de s'éloigner des bruits de la circulation. On a aussi vite fait de se retrouver sous des arbres envahis de milliers de chauves-souris plutôt bruyantes. Il s'agit de roussettes frugivores de taille impressionnante. Le jardin doit pouvoir se visiter en 2 heures, nous en prendrons 5. C'est vrai que nous avons pris le temps d'un pic-nic sur l'herbe, et de manger des glaces à la noix de cajou.
Nous rentrons aussi facilement que nous sommes venus. Et après un jus de fruit frais chacun, plus un milkshake pour faire glisser, nous retournons au temple de la dent. En effet, à 18h30, il y une cérémonie, car c'est jour de poya. Nous assistons donc à cette cérémonie nocturne et c'est plutôt sympathique. C'est une procession au rythme des tambours et d'une flute(?), en tenue traditionnelle.
Nous rentrons à l'hôtel pour le repas, en espérant nous régaler comme hier. Quelle déception c'est un menu totalement occidental: soupe de légumes, puis poulet avec légumes vapeur. HO !! On n'est pas des lapins!! Il nous faut du riz, et des sauces qui t'arrachent la bouche à la première bouchée. Si demain c'est pareil, nous dinerons ailleurs.
Pour les lecteurs qui ne l'auraient pas encore deviné, le voyage c'est aussi dans l'assiette pour nous.
Des carottes...pffffffff

9 aout, Grosse fatigue

Aujourd'hui, direction notre 4e étape. Nous attrapons un bus passant devant l'hôtel, et c'est parti pour 2 heures (70Rs) de course poursuite. On a l'habitude maintenant, mais c'est usant, d'autant plus que je fais la moitié du trajet debout, avec sous les yeux une maman et sa fille qui vomissent toutes les 5 minutes dans un sac plastique. Miam! Nous arrivons à Kandy en milieu de matinée, et prenons de suite un tuk-tuk pour l'hôtel Mc Leod Inn. C'est facile à trouver, forcément, il ne peut en rester qu'un. (oui, je sais, je suis très en forme). Nous n'y croisons pas Christophe Lambert, mais sommes tout de même agréablement surpris. La chambre est spacieuse et surtout d'une propreté irréprochable. De plus l'hôtel est perché sur une des collines qui dominent Kandy et son lac, et la vue de la terrasse est sublîme. Nous rejoignons le lac en 10 minutes à pieds par un raccourci indiqué par le propriétaire. Kandy est une grande ville au creux de collines, avec beaucoup de circulation (autour du lac aussi) et beaucoup de monde dans les rues. C'est touristiques, donc il y a de petits arnaqueurs. Le lonely planet met en garde les voyageurs contre des personnes qui les abordent en affirmant travailler dans leur hôtel, et qui ensuite leur taxent un peu d'argent. En arrivant dans le centre, un type d'une cinquantaine d'année, nous aborde mine de rien, pour bavarder. Il est soit-disant facteur. Dans la discussion, il nous demande à quel hôtel nous sommes. Je lui balance le nom d'un hôtel aperçu en chemin (pas le nôtre bien sûr). Nous le quittons sans qu'il nous demande quoi que ce soit. Une demi-heure plus tard et deux rues plus loin, un autre type du même age nous aborde.
«- Hé, vous me reconnaissez, je travaille dans votre hôtel.
Ha oui?
Oui, le «nom de l'hôtel que j'avais donné à l'autre ».
Mort de rire. Le type s'est senti tout con quand je lui ai dit que ce n'était pas notre hôtel mais que c'était bien tenté.
Un déjeuner sur le pouce, et on attaque la visite du temple de la dent. La dent de qui? De Bouddha, bien sûr, c'est le Sri Lanka ici. Faut suivre un peu! Après deux contrôles sécurité avec fouille complète du sac à dos à chaque fois, nous accédons enfin à l'entrée. Le temple est vraiment très beau, et même si on ne peut pas voir la fameuse relique, on sent la ferveur des pèlerins qui imprègne l'air. Nous prenons tout notre temps pour la visite, en partie car nous sommes encore bien fatigués de la veille. D'un commun accord nous décidons de nous en tenir là pour aujourd'hui. Après avoir fait le tour du lac où nous croisons encore des animaux en pagaille ( énorme varan, tortues, gros « furet », échassiers, martin-pêcheurs..). Nous nous installons donc sur la terrasse avec une bonne bière fraiche pour jouir de la vue. Et là, c'est le drame: plus de jambes, gros sommeil dans les yeux. Nous aurions dû prendre un lait fraise. Je termine l'après-midi à bouquiner sur la terrasse. Sabrina part cuver dans la chambre: une bonne sieste. Nous dinons à l'hôtel, d'un riz frit avec divers accompagnements, encore une fois succulent.
Journée tranquille, demain nous ferons mieux...peut-être.

8 aout, Pollonaruwa, ça se mérite.

Réveil à 7h après une nuit difficile. Il a fait très chaud, et le ventilateur du plafond peine à nous rafraichir. En plus Sabrina, toujours autant appréciée des moustiques, s'est réveillée en pleine nuit piquée par un moustique ninja qui avait réussi à se faufiler sous la moustiquaire.
Nous sautons dans un bus direction Polonnaruwa. Après une 1h30 (70Rs) bien tassés, bien secoués, nous arrivons à bon port, pile dans le centre ville. Un jus de mangue, location de vélos, et on y va!
Le site du parc archéologique est immense (environ 6km de long), mais nous le parcourons dans totalité malgré un soleil de plomb. Nous croisons beaucoup de groupes de touristes en voyage organisé. Pour éviter la foule, nous allons directement au temple le plus éloigné, et nous progressons à contre-sens. L'idée, c'est d'être tout prêt d'un restaurant à la fin. Entre les restes de vieux temples, du palais royal, et des magnifiques statues de Bouddha sculptées dans la roche, nous en avons plein les yeux. Mais aussi plein les jambes. Un jus d'oranges pressées et des glaces nous aident à retarder le déjeuner, pour terminer notre exploration. Nous quittons l'enceinte du parc à 14h30 après plus de 4 heures de promenade sous une chaleur accablante, fatigués, déshydratés et affamés.
Heureusement, le restaurant New Araliya est là! Nous nous régalons d'un plat de Kotthu Rotty (Rotty haché et revenu avec légumes et épices, poulet pour moi, oeuf pour Sabrina). C'est copieux et hyper bon pour 160Rs chacun !
Nous hésitons à aller explorer deux ruines plus isolées à l'extérieur du parc. Mais il fait toujours aussi chaud, il est déjà 15h30 et nous avons la peau du ventre bien tendue. Nous renonçons (oui, honte à nous). Nous ramenons les vélos 3km plus loin, et sautons dans le premier bus qui passe.
Nous voyageons d'abord debout. Puis quelques places se libèrent, et les gens toujours aussi gentils se déplacent pour nous permettre d'être assis ensemble. Les sri lankais nous surprennent tous les jours par leur gentillesse.
Ce soir nous remballons nos affaires, car demain nous quittons la région centrale du « triangle culturel » pour rejoindre la région montagneuse en commençant par Kandy.
Y aura-t-il des méchants et des gentils, comme dans la chanson? (non j'ai pas honte!).

7 aout, Dambulla et plus si affinités

Debout de bonne heure, nous reprenons le bus en direction de Dambulla. Nous nous installons pour 2 jours (cette fois c'est sûr) au Healey Tourist Inn (1200Rs + 475Rs/petit-déjeuner). Là encore ce n'est pas le grand luxe, mais ce n'est pas cher et surtout c'est pratique. Nous filons à pieds vers les grottes de Dambulla toutes proches. Au pieds de la colline abritant les grottes, se trouve une grande statue de Bouddha dorée, surmontant l'entrée du temple le plus kitch qu'on puisse imaginer (la maison du rire des fêtes foraines). Nous attaquons donc l'ascension de la colline, et au fil des marches, au vu de la quantité de marchands, le doute n'est plus permis, c'est très touristique. Le soleil cogne fort aujourd'hui aussi. C'est en nage que nous arrivons à l'entrée du temple troglodytique, pour nous faire refouler: les billets c'est en bas! J'ai bien sûr droit à un « Je te l'avais bien dit ! », pas volé. Je me dévoue donc et redescend les escaliers en vitesse. A la remonté, un vendeur hilare, me reconnaît et me lance « Forgot tickets? Good exercice ! ». Tu m'étonnes!
Nous pénétrons enfin dans le temple constitué d'une succession de 5 grottes abritant des statues et des fresques de Bouddha. C'est magnifique, et je ne regrette pas mes 3 litres de sueur. Nous arrivons en pleine célébration, et les prières chantées nous imprègnent de l'ambiance du lieu, pourtant très fréquenté. Ici aussi, de nombreux singes se baladent en tentant de chaparder les offrandes. Sales bêtes (je l'ai déjà dit?). Nous redescendons alors qu'il n'est encore que 11h30, que faire? Après une réflexion de 5 bonnes secondes, nous faisons signe à un bus allant en direction de Kandy et demandons à sortir à Nalanda. Le bus est plein et nous voyageons debout pendant 25 minutes. Ça secoue méchamment. Il nous dépose juste devant le petit chemin qui mène au bout d'un kilomètre au temple Gedige (prononcer Guédigué). Nous apercevons une paillote en bord de route et décidons de déjeuner avant la visite. Quelle bonne idée. Nous sommes les seuls clients, et les propriétaires improvisent un Riz&Curry délicieux. Nous bavardons longuement avec le patron, qui nous raconte avoir travaillé à Dubaï et Singapour avant d'ouvrir sa petite affaire. Alors que nous nous apprêtons à partir, il nous retient et tient absolument à nous faire goûter quelque chose. Ils nous offrent une pleine assiette de fruit du jacquier absolument succulent, et refusent catégoriquement que nous payions pour ce dessert.
Après ce sympathique repas nous marchons juste qu'au fameux temple. Il est minuscule mais rappelle beaucoup ce que nous avions l'habitude de voir en Thaïlande. Nous adorons.
Le retour se fait comme l'aller. Nous nous postons au bord de la route et attendons qu'un bus passe pour lui faire signe. Nous terminons l'après-midi avec une bière brune, une Lion Strong à 8°, qui nous fait vite tourner la tête avec cette chaleur (on ne se moque pas svp !!).
Excellente journée, vivement la suite.

6 aout, Oh le gros caillou !

Nous remballons nos affaires. Bah oui, nous n'allons pas rester 3 semaines à Anuradhapura.
Ce matin, nous prenons la direction de la gare routière (la vieille cette fois-ci). Arrivés là, on nous confirme que pour aller à Sigirya, il faut faire un changement à Dambulla. Nous sautons donc dans le bus qu'on nous indique (direction Kandy via Kekirawa et Dambulla), nous installons à l'avant et calons nos gros sacs tant bien que mal (pas beaucoup de place). Le voyage dure environ 2 heures pour 70Rs/personne. La conduite est très sportive, le bus double dans les lignes droites, dans les virages, bref dans toutes les conditions. Mais bon, la Chine nous a vacciné sur le sujet, et ça nous amuse plus que ça ne nous effraie. Non, non, ce n'est pas de la frime, mais en Chine nous avions vraiment eu très peur.
A Dambulla on nous laisse sur la rue principale où s'arrêtent les principaux bus. Nous demandons à 2 ou 3 personnes où se trouve le bus pour Sigirya. Il n'est pas encore là, et n'arrive que dans une heure, mais tous se proposent de nous emmener dans leur tuk-tuk pour seulement 700Rs. Nous ne sommes pas pressés, et j'ai un petit creux (qui a dit « encore »??). Nous rentrons donc dans une pâtisserie où j'avale une énorme madeleine à l'orange, et Sabrina un pain fourré aux légumes. A peine le temps de siffler un thé, que le jeune serveur nous dit que le bus de Sigirya est là. Nous sautons dedans et en 30-40 minutes nous y sommes (25 Rs). Nous prenons nos quartiers au Nilmini Lodge. La nuit avec petit-déjeuner nous coûtera 1800 Rs. Forcément, à ce prix, ce n'est pas un palace, mais c'est propre, calme et proche du Rocher. Par contre, nous voulions y rester trois nuits, et le propriétaire s'est trompé et n'avait noté que deux nuits. Du coup, l'intérêt d'y rester pour rayonner dans les environs disparaît. Nous passons un coup de fil et trouvons un hôtel à Dambulla pour le lendemain. En plus, nous n'aurions pas pû rejoindre Polannaruwa à partir de Sigirya sans changements. Donc c'est pas grave, nous restons ici juste ce soir. Après un déjeuner préparé par la maîtresse de maison, nous partons tranquillement en direction du Rocher du Lion (Sigirya) vers 15h. Et là, devant cet énorme rocher planté au milieu des arbres, nous restons bouche bée. En traversant le parc, on arrive par l'ouest ce qui l'après-midi colore le rocher en orange. L'ascension est bien moins rude que ne le décrivent les guides, et le panorama est magnifique. Bien entendu en traversant le parc, vous serez abordés par de nombreux guides amateurs. Sur l'escalier, montant au rocher un type essaie ne nous extorquer 35 Rs, juste parce qu'il nous a montré du doigt les nombreux essaims de guêpes accrochés au rocher. Je lui dit « No english » et commence à lui parler portugais. Il n'a pas insisté. Ceci mis à part, le rocher est vraiment fabuleux, c'est une étape à ne pas manquer.
En repartant, nous retraversons le parc, au milieu des nombreux singes. Mais ici, on voit bien qu'ils ont pris l'habitude d'être nourris par les touristes. Un de ces macaques commence alors à me regarder intensément puis à me suivre. A deux mètres de moi, il est prêt à me sauter dessus. Il ne s'éloigne que lorsque je prends ma chaussure à la main et menace de lui lancer. Sale bête!
Nous rentrons au Nilmini, non sans attraper au passage un rotty (crêpe fourrée de légumes épicés), et finissons l'après-midi à bouquiner dans le jardin. Le repas du soir se fait dans la salle commune, et est vraiment délicieux quoique bizarrement pas épicé. Nous terminons la soirée en bavardant avec le propriétaire, très très sympa, qui nous explique qu'il a ouvert en 1974. A l'époque, une chambre coûtait 5 Rs !!!